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Ce DVD présente les concepts fondamentaux des arts martiaux philippins : Arnis Kali Escrima. Vous y retrouverez des techniques et principes génériques commun à tous les arts martiaux, systèmes et écoles philippins.
Nous avons une approche plutôt combative, c'est à dire essentiellement des défenses et blocages sur des attaques réelles,. Nous avons laissé de côté le travail plus éducatif tel que les Sinawali. Bien entendu ma façon de bouger est fondamentalement imprégné et très influencés par les techniques, la stratégie, la façon de bouger, de frapper, et l'approche de l'art martial de mon Maître Grand Master MENA. Il était l'un des plus grands combattants et grand maître de ces 100 dernières années aux Philippines. J'espère que vous pourrez appréciez et prendre plaisir à travailler ces techniques. N'hésitez pas à les refaire, à créer vous même vos enchaînements à partir des principes, en imbriquant l'ensemble des principes et techniques en fonction de la situation de combat, de votre personnalité, de votre sensation et forme du moment, et de votre adversaire.
PRISES D'ARMES
« Shooted in the Philippines, this DVD presents the main Fighting Concepts of Arnis Kali Eskrima for Stick and Knife fighting, Dagger, Balisong, Bolo, Sword and Dulo.
Combat strategies and practical applications. »
Presented by Master Dani FAYNOT, trained in the Philippines for several years under legendary Grand Master José Mena, one of the greatest Grand Master of Filipino Martial Arts. Established in the Philippines since 1998, Dani presents the combative approach of FMA, the way it was taught by the late generation of Filipino Masters. A precious legacy of a fighting system recognized in the world for its amazing efficiency in combat with or without weapon.
Master Instructor in Doblete Rapilon Arnis (Punong Guro) & 10Th Degree Red belt in Arnis Kali Eskrima appointed by Grand Master Jose Mena - 5th Dan FFKDA, 5th Dan Nihon Tai-Jitsu (FINTJ), 5th Dan Nihon Jujitsu (Seibukan Academy Japan)
35 Years of study and training in different martial arts under world class experts such as : Grand Master Mena (Arnis), Roland Hernaez Shihan (Nihon Tai-Jitsu), O Sensei Mochizuki Minoru (Yoseikan Aikido), Teruo Sano Shihan (Karatedo & Ju-jitsu), Lai Laoshi (Bagua Zhang). 25 years of test, research and teaching in different countries (France, Spain, Mexico, Taiwan, Japan, Philippines).
En se qui concerne les prises d'armes, notamment sur le bâton, il existe 4 grandes façon de tenir. La première, la plus classique, consiste à tenir le bâton à 4 doigts du bout, on utilise cette tenue plutôt pour les styles de moyenne ou courte distance comme le style des Visayas. Ensuite, une autre façon consiste à tenir le baâton à un pouce du bout, on utilise cette tenue plutôt pour les frappes longues comme la "Mano Larga" ou des styles comme le "Doblete Rapilon" ou l'on est à distance et demande de la puissance. Ensuite un autre type consiste à tenir le bâton beaucoup plus haut, soit au 3/4 soit à la moitié, ce qui permet de faire des mouvements fouettés, de faire des blocages et des frappes à courte distance. Une quatrième façon consiste à avoir la main inversé. On utilise essentiellement cette tenue pour des blocages très proche contre le bâton ou le couteau.
En se qui concerne les prises d'armes, de couteau. On a soit une garde classique, de cette façon là, soit une garde inversé que l'on appelle SOUSI en philippins tagalog.
En général, la prise classique est le prise du débutant, qui permets de bonne coupe et des angles assez pur. La prise inversé est plus une prise de spécialiste. Excellent pour les blocages, les contre-attaques, qui a plus de puissance et de sécurité.
Maintenant ce qui est important, on va regarder l'exemple ici, il est très important de bloquer l'arme, de la tenir d'une manière ferme mais décontracté, trop fort on ralenti le bras, trop mou on se fait désarmé. Ensuite il faut bien bloqué avec le pouce. De manière à bien bloquer à l'impact, sans ce blocage, on a tendance à glisser et à se couper les mains. Même chose sur la prise classique, on l'on bloque de cette façon là, non pas à plat, mais bien sur le tranchant. Si j'avais ma main dans cette façon ou celle-ci, la tendance de la main est de glisser vers l'arme à l'impact.
Pour les épées et les machettes maintenant, il est très important d'avoir, une tenue dans le poignet, une tenue ferme et un travail des doigts. On ne peut pas simplement fermer la main dessus car sinon c'est uniquement le bras qui travaillerai et se serai beaucoup trop lent. Donc il faut un travail des doigts très décontractés, et bien tenir l'arme de cette façon. Il est très important de passer le main au-dessus comme on le voit parfois, surtout pas, bien la protégé ici, ne jamais passé le pouce au-dessus, mais bien de l'avoir fermé dessus. La tendance de l'arme est de partir vers le fond donc essayer de le garder près de la garde.
POSITIONS
Beaucoup de positions dans les arts martiaux philippins, Arnis, Kali, Eskrima, viennent du travail de l'épée. Au départ avec une épée, ce qui est important c'est d'avoir le tranchant loin du corps, dirigé vers l'adversaire et utiliser le côté dissuasif de l'arme pour bloquer les angles. Dans ce cas là, dans les styles plutôt classique on aura ce genre d'attitude, avec le coude au corps, les épaules rentrés et de profil. La deuxième main toujours prête à bloquer car l'arme peut être dangereuse si elle vous revient dessus. Parfois, on peut la tenir en inverse, la lame toujours dirigé vers l'adversaire et non vers le bas. ou la tenir sur le côté dans ce genre de position qui permette des attaques rapides. Sinon carrément décontracté en bas, et là on utilise uniquement la technique pour se déplacer.
Il est important de ne pas avoir de positions statiques, de ne pas avoir les pieds trop écartés, d'être plutôt dans une position naturelle, et d'être capable de répartir son poids de corps qui permettront de faire des déplacements rapide, de changer de positions, etc. Soyez décontracté.
Garde
Ca c'est une garde d'attente que l'on retrouve dans les arts martiaux philippins, cela peut être une garde de politesse, une garde de préparation au combat. Ceci en est une autre. C'est aussi une garde non aggresive mais qui permets d'attaquer ou bloquer. on retrouve aussi ce type de garde. mais aussi simplement en attente, mais l'arme est toujours en mouvement.
Pour les positions de garde en combat, les écoles ont différentes façon de se positionner. Les écoles assez traditionnelles utilisent se genre de position avec l'arme diriger vers l'adversaire. Cette position vient du travail de l'épée, c'est assez déconseillé car on peut se faire attaquer très rapidement. ici aux Philippines, les pratiquants d'arts martiaux philippins, travaillent beaucoup sur le poignet. Donc une position comme celle-ci devient une cible en une seconde.
On peut être en garde inversé de cette façon là, mais aussi comme ça, en ouverture, parfois sur le sol, ou parfois très haut de cette façon là.
La main libre, Bantai Kamai en philippin, est très importante dans la garde. Elle doit toujours occupé l'espace, être prête à intervenir, elle peut servir d'appuis sur un blocage. elle sert à prendre l'espace et à contrôler, et elle devra être tout le temps en mouvement.
Garde 2 bâtons
Maintenant avec 2 bâtons, Doble Baston. On peut faire se genre de garde ou les 2 armes sont dirigés vers l'opposant. On peut être dans une garde croisé. On peut aussi se trouver en garde classique debout, profil, de 3/4 avec les 2 bâtons en bas. On peut même se positionner de cette façon là, ce qui permettrai ce type d'attaque et de blocages.
Se qui est important avec 2 bâtons, c'est de ne pas se gêner, de s'emmêler les bras. Il faut donc que les mains bougent et qu'elles se répartissent à chaque fois en fonction de l'attaque à venir ou de la défense.
Positions jambes
parce que les arts martiaux philippins sont basés sur la mobilité, la vitesse et le déplacement, il est très important d'avoir des positions qui correspondent. Quand je parle des arts martiaux philippins, je parle d'arts martiaux philippins traditionnels qui ne sont pas trop mélangés avec des arts martiaux chinois, indonésiens et autres. On trouve beaucoups dans les arts martiaux indonésiens des croisement de jambes et chose comme ça qui viennent du Penchak Silat. On les retrouve dans certains styles d'arts martiaux philippins du sud, mais d'une manière générale, dans le tronc commun des arts martiaux philippins, que se soit Arnis, Kali ou Esckrima, les mouvements sont des mouvements naturels. Les positions sont naturelles comme la marche.
Il y a très peu de positions de ce type là, de position sur une jambe. On peut se retrouver sur une jambe à un moment donné, pendant une défense, mais on ne va pas travaillé cette position.
Les arts martiaux philippins font essentiellement un travail de déplacement et non de position. certain arts martiaux font un travail de position on l'on va apprendre à être dans une position de ce style là, puis passé sur celle-ci. Dans les arts martiaux philippins on va surtout apprendre à se déplacer sans tenir compte de la position de départ ni d'arrivée. Ce qui va être des positions comme on retrouve en boxe ou en ju jitsu, des positions naturelles.
POSITIONS ET DEPLACEMENTS
Dans les arts martiaux philippins traditionnels, de la période pré-hispanique, il n' ya avait pas de positions, c'était un art plutôt indigène, où les technique étaient assez simple. C'est que lorsque l'on est passé à un art martial plus classique qu'il a était intégré des positions. En général les styles Kali, les styles qui viennent de la région de Mindanao, Sud Philippines, ont intégrés des positions qui ressemblent plutôt au Pencak Silat indonésien, ou au style Malai. On y retrouve des positions avec des croisements de jambes, des rotations, des choses de style là.
Des styles plus du centre des philippines, Visayas, que l'on retrouve sous le terme d'eskrima, on intégrait à la fois des positions de l'escrime européenne, comme ce genre de fente, et des arts martiaux modernes comme le karaté avec des positions de corps qui peuvent ressembler à des Zen Kutsu, ou autre positions stables.
Ensuite on retrouve des influences chinoises ou vietnamiennes avec des positions sur une jambe mais qui ne sont pas recherché systématiquement.
Et dans les styles plus combatifs, tout est donné sur la mobilité. Cela va être des styles qui vont se baser sur les déplacements qui ressembleraient un petit peu à de la boxe. Où le corps va simplement suivre le mouvement sans vouloir passer d'une position à l'autre.
POSITIONS ET COUTEAU
Sur la travail au couteau, se qui est très important, c'est la main libre, que l'on appelle Bentai Kamaï. Il est bien important bien entendu, que les positions ne soient pas en contradiction avec l'arme. Une position très base, de se style là, est un danger. L'arme peu se retourner contre vous, peu revenir. C'est un vrai problème. Il faut être au contraire sur des positions hautes, avec l'arme dirigé vers l'adversaire, et que la deuxième main soit systématiquement prête à bloquer. De bloquer votre propre arme, éventuellement de désarmer, de repousser, de se déplacer. Les mouvements doivent toujours se faire avec la partie dangereuse de l'arme à votre opposé. C'est à dire que si une personne vient d'ici, il faudra absolument que la position soit décalé par rapport à cette personne là. On ne peut pas imaginer de faire se genre de travail, parce que l'arme reviendra naturellement vers vous. Le corps doit donc s'articuler de manière à ce que la partie dangereuse soit toujours à votre opposé. C'est quelque chose de primordial.
Maintenant avec deux couteaux. Ce qui est très important, c'est tout d'abord de gardé les couteaux à des hauteurs différentes. Donc soit comme ceci, soit inversé. Que se soit sur des prises inversées ou classique c'est le même principe.Eventuellement ou peut se retrouver dans se type de position, mais qui vont être juste dans l'instant. Blocage puis frappe. Maintenant au niveau de la position du corps, il est très important d'être ramassé sur soit même, surtout au travail au couteau. Ramassé, de profil, prêt à attaquer. Au niveau des jambes, vous devez être comme sur des ressorts, de manière à pouvoir descendre, se déplacer, de faire un mouvement réflexe si le couteau venait et être ainsi capable de sauter et d'être capable d'attaquer d'une manière très rapide.
BLOCAGE CONTRE ET AVEC
Quelque soit l'art martial, il existe deux principes. Allez soit CONTRE l'attaque, en positif. Soit d'aller AVEC en négatif. Dans les arts martiaux chinois cela va être des attaques YANG, ou YING, et des contres YANG ou YING. De toute façon, du positif contre du positif et du négatif contre du négatif. Dans les arts martiaux philippins, on va voir un exemple au bâton, il y a 2 grandes façon de travailler. Soit on fait un blocage contre l'attaque, soit on fait un blocage en suivant l'angle de l'attaque. On va vous montrer quelques exemples.
Ceci c'est CONTRE bien entendu. Maintenant d'ici avec une attaque de revers. Voilà. Je suis allé donc à l'inverse. Ce qui est primordial sur ces techniques c'est de comprendre que à ce moment là, je peux intervenir en CONTRE, en force. Au moment de son maximum de vitesse et de force, il me sera impossible de vraiment bloquer. Je subirai le coup et je serai en danger. Même si je ne suis pas touché il pourra enchaîné comme il veut. Et il prendra donc l'avantage. Une autre façon consiste à bloquer l'attaque à la fin. Voilà. A ce moment là, il était très puissant, mais ensuite il perd de se puissance au fur et à mesure.
Maintenant si l'on travail AVEC. Exemple sur une attaque de ce niveau là. Voilà. Son attaque est descendu de cette façon là, j'ai donc continuer et dévié son attaque, en allant dans le FLOW de l'attaque. Une autre façon de travailler pourrait être éventuellement sur une attaque en haut.Un déplacement en suivant l'attaque.
Voici donc plusieurs exemples de défense CONTRE l'attaque. Donc une première fois sur l'arme et une deuxième sur la main, puisque en général les blocages se font essentiellement sur le bras, poignet et à ce niveau là. Pour l'entraînement les blocages se font, vous le comprendrez bien, sur les bâtons.
Bien maintenant défense CONTRE en revers.
PHASES ARMEMENT
Quelque soit votre style, votre distance, ce qui est important de garder à l'esprit ce sont les différentes phases d'une attaque et le moment ou vous pouvez intervenir sur cette attaque pour bloquer.
La première phase est la mise en marche du mouvement, l'armement. A ce moment là, il est évident que l'on ne peut pas commencer à faire un blocage parce que cela peut partir dans tous les sens. En haut, de l'autre côté, en bas... Il est beaucoup trop tôt pour intervenir. On pourrait dans se genre de moment de décider d'une attaque soi même.
La seconde phase est l'enclenchement de l'attaque. A partir de se moment, on peut lire l'attaque, et je vais donc savoir dans à peu près quelle zone l'attaque va arriver. Cela va aller d'ici à ici. Donc sur cette zone là, j'ai ma zone d'intervention. Il est évident qu'après se moment là, la suite du mouvement, c'est le moment ou il est le plus dangereux car il a toute sa vitesse, toute sa puissance. Il met son poids dans l'attaque, et son cerveau est déterminé à frapper. Il c'est durcis pour se moment d'impact. Il faut absolument dans ce cas d'éviter l'impact. La seule chose qu'il est possible de faire à ce moment là, éventuellement c'est une esquive et de frapper en même temps. C'est possible. Par contre on ne peut pas faire de blocage. Même un blocage très fort sur ce moment là, je vais subir l'attaque. Je ne peux pas la bloquer.
La troisième phase est le passage devant soi. On peut intervenir sans aucun problème dans cette phase.
Puis la phase suivante est une phase de relâchement. Cette phase est très dangereuse car
après une seconde attaque peu partir très très vite. Il faudra donc intervenir avant cette phase de relâchement.
BLOCAGES
Le blocage est un mouvement complexe. Il faut toujours intégré des déplacements de jambes, des esquives, et gérer le timing par rapport à votre adversaire. La plus part des débutants se concentre essentiellement sur l'action de bloquer, mais ce n'est pas suffisant. Il faut intégrer l'ensemble. On va commencer par regarder les différentes façon de bloquer.
Le premier exemple, je vais contre l'arme et je me déplace vers l'arme. Puis en revers.
Un autre exemple, c'est la parade. C'est un mouvement réflexe. Souvent sur une distance plus courte, on a pas le temps d'anticiper ou on voit l'attaque au derniers moment. La seule chose que je fais dans ces moments là, je mets mon arme entre son attaque et moi même. Une autre façon dans les distances très courtes est la suivante.
Je voudrais vous montrer maintenant une façon de bloquer qui est plus subtil, qui demande plus de timing et une très bonne lecture de l'attaque. Cela consiste à absorber l'attaque de votre adversaire. Sur le premier exemple, j'ai bloqué et absorber en décontractant mon poignet. Si vous écouter cela fait ceci. Sur le second exemple je vais glisser le long de l'arme. Donc mon absorption est plus souple car je vais glisser. Ecoutez.
Maintenant une façon de bloquer qui consiste à dévier l'attaque. Dans ce cas là, cela demande beaucoup de timing, énormément de lecture et de vitesse d'exécution. La seule chose importante est de dévier après qu'il est atteint la cible voulu, après le passage crucial. Un exemple.
BLOCAGES EPEES
En se qui concerne les blocages avec les épées, les armes longues et les couteaux, il est évident que l'on ne va pas faire du travail de blocage tranchant contre tranchant. Donc sur une attaque de ce type là, la défense consiste bien entendu à couper le bras. Donc de travailler avant. Ou alors de travailler en réflexe sur un exemple de pique ... De cette façon là. Ou sur une attaque de côté ... de cette façon là. Un contrôle de l'arme mais pas de blocage. Vu le poids de l'arme, on ne peut pas se permettre de faire un blocage.
Maintenant je voudrais vous montrer comment bloquer en utilisant un poignard. Celui-ci est un poignard traditionnel du sud des Philippines. Donc le blocage sur son avant bras toujours accompagné d'un contrôle de la main parce que l'arme est éventuellement dangereuse dans ce sens là. Il serait possible de bloquer en sens inverse ... De cette façon là. Maintenant l'arme est toujours dangereuse se que l'on cherche à faire c'est de couper sa main, c'est de couper ses tendons de manière à ce que son arme tombe au sol. Il serait possible aussi de travailler de cette façon là ... en prenant énormément de risque, ce qui demande beaucoup de virtuosité et reste plutôt une pratique martiale que de self-defense.
BLOCAGES COUTEAUX
En se qui concerne les blocages avec les couteaux. Sur une attaque au couteau de votre adversaire, se qui est valable aussi sur un attaque au bâton. Il est évident que le travail principal est dans la main libre Bantaï Kamaï et dans le déplacement du corps. Le couteau n'intervient que pour blesser votre adversaire au niveau des tendons, à ce niveau là, et éventuellement au niveau d'un muscle pour le tétaniser. C'est un mouvement qui doit être rapide, sans puissance mais avec beaucoup de précision. Un exemple sur une pique ... Passage, esquive, contrôle de la main en C, attaque des tendons et contrôle à l'externe. Maintenant à vitesse réelle... Voilà, cette position me permet de pouvoir enchaîner sur des contres, de rentrer à ce niveau là, revenir, de couper, avec différentes options.
Voilà un autre exemple sur une attaque circulaire où je peux inverser les mains. Premier exemple ... Contrôle de la main en faisant bien attention d'utiliser la partie externe du bras, puis coupe. Vitesse réelle maintenant... A noter bien entendu le déplacement à l'intérieur.
Une autre façon consisterai à contrôler son épaule avec ma main libre et à contrôler son poignet avec mon couteau... De cette façon là. Contrôle de l'épaule et du poignet. Bien entendu si il continue, ma main à l'épaule permet de limiter son action et l'autre de couper. A vitesse rapide... Coupe.. rentrer.. coupe.
Dans un second temps de votre développement martial, il aussi important de pouvoir défendre dans l'attaque. C'est à dire d'anticiper l'attaque et pas simplement de faire un blocage mais de réaliser une attaque dans l'attaque. Un exemple au ralenti ... Sur une pique, contrôle avec cette main de manière à savoir si son couteau va monter, descendre, vriller, ou éventuellement couper. Je suis donc en contact avec la partie extérieure de mon avant bras et en même temps je viens mettre mon couteau à ce qu'il s'empale dessus. Cette technique est très dangereuse, elle demande beaucoup de précision. Il est évident que l'on ne peut pas se permettre de glisser vers un organe vital. Encore une fois au ralenti...Et une fois rapidement, mais je passerai à côté.
DISTANCES
La notion de distance est très importante dans tous les arts martiaux. A partir du moment ou l'on utilise des armes, on se retrouve dans des situations encore plus dangereuses dès que l'on est à porté de l'arme.
Dans les arts martiaux philippins, on utilise différentes distances. Au delà de la distance à laquelle je suis est une distance d'observation.
A partir d'ici je suis dans se que l'on appelle la Distancia de Fuego. Une distance d'arme à feu à l'époque ou l'on tirait au mousquet, il fallait armer et de tirer. L'arnisador avait le temps de venir attaquer la personne le temps qu'elle arme son mousquet. Dans cette distance là, il a le temps de se mettre en garde et moi j'ai pas vraiment le temps de l'attaquer.
Ici je rentre dans une distance longue. Si mon partenaire se met en position de garde, je me retrouve dans une position ou il me suffit de 1 pas, puis sur le second de frapper.
A partir de là, dans cette zone dessiné au sol, dans une distance longue. Il me suffit d'un petit pas pour être à portée de frappe.
Maintenant je suis dans une distance moyenne, c'est que sur un demi pas je peux l'attaquer. Et si l'on attaque ensemble on se retrouvera en distance de combat.
A partir de cette ligne, je suis en distance moyenne et en distance de combat dans se cercle.
Plus près, nous nous retrouvons en distance courte, où là les armes sont plutôt du reflexe avec beaucoup de travail rapide. Possibilité de contrôler les mains, de désarmement, de frappe. Et au delà dans ce cercle, nous nous retrouvons en distance de corps à corps.
DEPLACEMENTS - CONTROLE
Nous avons choisis de vous montrer des techniques de déplacements et de contrôle en utilisant le bâton, étant donné que c'est l'arme générique. Vous pourrez quasiment appliquer toute les défenses, tous les blocages et tous les déplacements avec le bâton, une épée, un couteau, un poignard, un dulo et à mains nues.
Dans la famille des déplacements, la chose la plus simple est de faire un retrait du corps. Parfois sur une attaque rapide déclenché avec le poignet, on a absolument pas le temps matériel de bouger les jambes. Donc la seule solution consiste à faire une esquive avec les jambes qui ne bougent pas... Voilà, comme ceci. La main toujours en protection pour protéger sa tête. Il vaut mieux se faire casser la main que de prendre une attaque à la tempe. A vitesse rapide ... Voilà. Il est possible aussi de bloquer sur son poignet comme dans ce style là. Comme ça, et même si l'arme continue ce n'est pas un problème. Il est possible de faire des défenses basses, pourquoi pas. A vitesse normale.
Le déplacement le plus simple consiste dans l'exemple suivant, sur une attaque de haut en bas, de partir soit vers l'intérieur soit l'extérieur de son attaque.
Un exemple. Regardez bien les jambes car tous se passe au niveau des jambes bien entendus.
Voilà, là je suis passé à l'extérieur.
Maintenant à vitesse réelle.
Il est pas toujours nécessaire de bloquer. Dans l'exemple que vous avez vu, après mon déplacement je me suis juste mis en garde. Cela suffit largement et permets de repartir à l'attaque très rapidement.
Un petit exemple d'application.
Une des façon les plus dynamique et les plus sûre de se déplacer, consisterai à faire un décalage avec la jambe avant.
Etre en position de garde, et partir de se côté ou l'autre. Notez que mon pied arrière ne bouge pas. Il y a juste un travail de d'appuis rotatif sur le talon. Cela peut être réalisé en positif ou en négatif.
Je vais vous montrai quelques exemples.
Sur une attaque qui vient d'ici, je vais me déplacer vers son attaque. Je coupe son attaque grâce à l'avancé de ma jambe.
A vitesse normale.
Sur l'extérieur maintenant.
A vitesse réelle.
Comme vous vous en douté, on a travaillait sur la jambe arrière, maintenant sur la jambe avant. Ma jambe avant ne vas pas bouger et je vais rester dans le même angle. Par contre ma jambe arrière va se déplacer soi de se côté ci, soit de celui là. Je pourrais me déplacer un petit peu vers l'arrière ou vers l'avant. C'est pas génant. Le principe c'est de faire une rotation avec comme centre de rotation mon pied avant. C'est un pilier, et je tourne autour de se pilier.
Quelques applications.
D'abord en se déplaçant sur mon extérieur.
En rapide.
Maintenant sur l'intérieur.
Un de mes déplacement favoris sur les blocages consiste à faire le vide. C'est à dire de se décaler complètement, attendre que l'attaque soit presque délivrée, de ne faire que la contrôler sur l'intérieur ou l'extérieur. Et à partir de là, travailler dans le temps pour donner la contre attaque.
Quelques exemples.
C'est tout le corps qui va se déplacer cette fois.
Voilà. Tout mon corps c'est déplacé , son attaque va continuer dans ce sens là, et ensuite je peux continuer mon contre comme je veux.
A vitesse plus rapide.
Maintenant sur l'extérieur. Je vais me déplacer complètement ici. Pour pouvoir continuer à frapper et finir ici.
A vitesse réelle.
Vous pouvez avoir besoin d'espace. d'espace pour pouvoir placer votre contre, d'espace pour rentrer dans l'attaque. Vous avez plusieurs façon de faire ceci sans perdre la distance. L'important est de pouvoir garder votre espace et ne pas donner l'occasion à votre adversaire de frapper. Vous devez rester à cet endroit là. C'est votre centre. Première solution, consiste simplement à faire un changement de jambe de cette façon là. La seconde solution consiste à avancer puis reculer. Je vais vous montrer quelques exemples.
Première solution, je vais faire un changement de jambe puis enchaîner. Plus rapidement.
La seconde possibilité. Je vais avancer ma jambe arrière pour me rapproché et couper sa distance d'attaque puis de me dégager pour placer mon contre. Un exemple.
Il y a des moments dans un combat ou il faut accepter le poids de l'adversaire. Soit il est plus rapide, plus fort, plus jeune que vous ou même si vous n'êtes pas dans le tempo.Et il va falloir alors sonner la retraite et de vraiment partir en arrière. Par contre ce qui est important c'est de ne pas tout lâcher. C'est à dire d'accepter de reculer et en même temps continuer à être dangereux et de contrer dans la retraite. Cela surprendra énormément votre adversaire et vous devez vous entraîner à ça car c'est un mouvement très délicat au niveau du timing.
Exemple.
Voilà, une attaque continue. Il est en train de venir vers moi et je suis en pente descendante, il a donc une position plus favorable.
Rapidement maintenant.
Bien entendu, la technique complémentaire de la retraite consiste à avancé vers votre adversaire sans perdre le contact, le contrôle ou la distance. Et si possible en prenant le dessus sur lui. La chose à se rappeler est de travailler en pas glissé, toujours de profil, et surtout d'éviter de marcher vers lui de cette façon là. Car à chaque pas vous vous mettez en danger et votre arme prend du retard. Une petite démonstration.
Plus rapidement.
au niveau des changements d'axe, vous avez 2 possibilités, mais de toute façon ce qui est primordial c'est de systématiquement regarder, de savoir se qu'il y a derrière vous. Vous pouvez pas le deviné, donc il va falloir dans un premier temps regarder.
En étant dans cette position là, je dois absolument savoir se qui se passe derrière moi. Je peux avoir une attaque en haut ou en bas. Un exemple.
Attaque haute.
Attaque basse.
Je regarde d'abord, j'agis ensuite. J'ai largement le temps.
La seconde technique consiste à faire ceci au niveau des jambes.
Plus rapidement avec la première technique.
Seconde technique.
APPLICATIONS
On vous propose maintenant de regarder quelques exemples d'application qui intègrent des déplacements, des blocages, des esquives et des contres. Bien sûr, on peut en trouver à l'infini, c'est donc à vous d'utiliser votre imagination et votre créativité. On va appliquer ça avec différentes armes : bâton contra bâton, double bâton contre double bâton, et ainsi de suite.
Je vais donc vous montrer un exemple. Je vais commencer l'attaque, puis un contre et on enchaînera.
Un peu plus rapide.
LES ERREURS
On va vous montrez quelques erreurs de base que l'on retrouve assez souvent. Quelque soit l'art martial c'est applicable. En Arnis, Kali, Eskrima, dans toute les écoles de toute façon ce genre de choses peuvent créer des problèmes.
Donc tout d'abord sur les positions.
Sur une telle position, il est beaucoup trop de face. Il est très important qu'il soit systématiquement de profil.
Ensuite au niveau de sa garde, dans sa position il ne peut pas faire grand chose et son poignet est vraiment en danger.
Là j'ai frappé sur l'arme, mais maintenant je peux frapper directement sur le poignet. Cela va très très vite, pas besoin d'armer la frappe.
On vous conseille plutôt d'avoir des positions plutôt comme ceci, sur l'extérieur, éventuellement en bas, mais surtout d'éviter les positions de se type là.
Au niveau de votre position, éviter surtout de perdre votre axe central. C'est à dire d'avoir les bras qui partent sur le côté, d'avoir un écartement de jambe plus large que la largeur de vos épaules. Essayez plutôt d'être en ligne. C'est à dire que la partie avant de mon pied est aligné avec la partie arrière de mon autre pied. Et à ce niveau là j'ai vraiment tout le centre. Dans cette position vous pouvez partir dans n'importe quel sens. Au niveau de la mobilité c'est vraiment quelque chose de très important.
Maintenant au niveau du coude qui tient l'arme. Il est très important de garder tout le temps votre coude au corps, c'est à dire de systématiquement, même dans les mouvements, de garder le coude au corps et de contrôler votre épaule.
Au chose, au niveau de votre main libre. Evitez d'avoir la main au milieu qui sert à rien. Servez vous de votre main, bougez là tout le temps, pour prendre et contrôler l'espace.
Maintenant au niveau de votre équilibre arrière avant, essayez de rester neutre mais plutôt votre corps vers l'avant. Les arts martiaux qui sont tournés vers l'offensive, des arts martiaux qui sont combatifs sont généralement là. Ils ne sont pas en attente. Soyez plutôt prêt à bondir dans tous les sens et soyez une menace pour votre adversaire. C'est très important. Cela le limitera dans sa volonté d'attaquer.
Rappelez vous que dans les arts martiaux philippins, il est très important de tenir, notamment votre bâton, en fonction du style que vous allez pratiquer et des mouvements que vous allez faire.
Si par exemple vous avez besoin de faire des mouvements de ce style là, que l'on appelle ARKO, il est très important de tenir au bout du bâton. Dans le cas où vous tiendrais votre bâton de cette façon là, vous serez gêner à ce moment là. Ce genre de chose. Cela vous ralentira et cela peut vous faire contrer la technique.
Une deuxième chose c'est de bien comprendre que tout se passe au niveau de votre poignet. De cette façon là. Poignet, coude, épaule. Mais en aucun cas d'ouvrir les mains. Ne faites surtout pas ce genre de chose, c'est parfait pour les majorettes mais très peu efficace pour le reste.
Au niveau des frappes maintenant. Pour votre entraînement il est indispensable que vous soyez conscient de se que vous faites. Par exemple.
En générale les frappes d'entraînements sont des frappes contrôlées.
Par contre, si vous travaillez tout le temps en frappe contrôler vous serez incapable d'avoir la puissance. Donc vous devez faire parfois des frappes contrôlées et parfois des frappes frappées.
C'est indispensable. Au niveau du blocage, rappelez vous qu'il sert à rien de frapper comme un âne sur les bâtons. Exemple.
Voilà, cela sert à rien ! C'est pas un travail de qualité. Essayez de travailler vite et en contrôle.
Souvenez vous que quelque soit votre pratique, il est indispensable de le respect et l'intégrité physique de votre partenaire. Que se soit avec un bâton ou un couteau. Un bâton peut être une arme mortelle. Une frappe en pleine tempe c'est mortel.
Un couteau bien entendu peu avoir d'énormes dégâts.
Pensez toujours à contrôler et à travailler à votre niveau.
Ne travaillez pas plus vite ou plus fort que ce que vous pouvez faire. Et surtout n'essayez pas des techniques que vous n'avez pas maîtrisées. Commencez vos techniques doucement et ensuite vous pourrez enchaîner rapidement.
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